À savoir sur le travail

Voici ce qu’il me semble nécessaire à savoir sur le travail :
1. Le travail débute rarement uniquement au moment où l’on arrive à la maternité :
Lorsque vous échangez avec diverses mamans pour connaître leur durée de travail, certaines vous diront : « je suis arrivée à la maternité et à peine quelques minutes/ quelques heures après j’accouchai ». Ainsi, vous pourrez avoir le sentiment que le travail ne correspond qu’au temps passé à la maternité.  Dans les faits, le travail démarre rarement au moment où l’on arrive à l’hôpital.
2. Le temps passé à domicile VS le temps passé à la maternité n’est pas une garantie de réussite ou d’échec d’ un « bel » accouchement :
Une femme peut être en grande souffrance avec un travail long au domicile où elle se tord de douleurs sous le regard impuissant de son conjoint et une autre femme peut réaliser la plus grande partie du travail à la maternité en étant accompagné  des professionnels dans les diverses postures/outils qui soulagent la douleur (le ballon, les sangles, etc. etc.).
Ce n’est donc pas parce que vous arrivez plus tôt  à la maternité que votre accouchement sera moins agréable que si vous arrivez plus tard. N’ayez donc nul besoin de déclarer ou pas tel un record à battre d’avoir accouché tant de temps après être arrivée à la maternité ; l’accouchement n’est pas un sprint à réaliser. D’autant plus que pour certaines mamans, il est courant d’entendre que la gestion de la douleurs au domicile n’a pas été évidente (surtout pour les 1ers accouchements) et que pour diverses raisons l’arrivée à la maternité a été un soulagement (péridurale, médicaments, …).
Ainsi, futurs mamans, sachez-le, si vous êtes amenés à devoir réaliser une plus grande partie du travail à la maternité plutôt qu’au domicile : rien de dramatique, cela peut même être bénéfique d’avoir tout le matériel et les professionnels à votre portée pour être soulagée de la douleur.
Pour autant, si tout se passe très bien au domicile, n’hésitez pas à profitez du confort de la maison avant d’arriver à la maternité.
3. Un accouchement « idéal/parfait » n’est pas forcément l’accouchement rêvé/imaginé :
Il est possible d’idéaliser un accouchement et se rendre compte que finalement on aurait préféré autre chose. Je me souviens de cette maman qui me disait par exemple qu’elle voulait accoucher sans péridurale et qui au final alors que son rêve était sur le point de se réaliser, ce qui marquait son souvenir d’accouchement c’était les douleurs atroces qu’elle n’avait pas réussi à gérer et que pour un premier bébé elle aurait finalement préféré faire autrement.
Aussi, on peut vivre un accouchement totalement différent de celui qu’on rêve (il est par exemple très rare de souhaiter avoir une césarienne, accoucher sans la présence du père, faire une hémorragie après la naissance de son enfant, une épisiotomie, etc. ) et avoir un excellent ressenti d’accouchement, découvrir des compétences d’adaptabilité insoupçonnée, avoir de très bons souvenirs.
Même dans le couple, le regard des parents peut être différent : un papa peut trouver merveilleux de ne pas attendre 10h à l’hôpital que son enfant ne naisse et une mère peut avoir les larmes aux yeux rien qu’à penser qu’elle a dû gérer une douleur au domicile alors qu’elle aurait préféré être soulagée à la maternité.
Le ressenti d’un parent est forcément subjectif (c’est le sien et rien que le sien, ce qui est le top du top pour elle peut être un cauchemar pour vous) et il ne devrait vous amener  ni à vous comparer, ni à l’envier ni à le plaindre mais plutôt juste à le prendre pour ce qu’il est : c’est son souvenir, ça lui appartient.
Pour conclure :
De façon générale, les parents peuvent faire concurrencer leur histoire et leurs enfants consciemment ou pas : à quel âge ton enfant s’est assis tout seul, à quel âge il a fait ses dents, il a marché, il a fait une phrase, il est devenu propre, il a dit l’alphabet, il a su compter, qui a le plus beau, le plus fort, le plus sage, le plus intelligent des enfants,…. sont des questions qui peuvent traverser l’esprit.
Il faut parfois (ré) apprendre à être en paix avec le fait que chacun à son parcours et souvent la joie se trouve simplement dans le contentement.

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Suzannie COURRIEU © 2021. Tous droits réservés.