Déclencher naturellement à l’accouchement

Comment accompagner son bébé à faire son chemin vers la sortie de façon naturelle. Pour toutes les personnes qui se posent la question, voici quelques pistes de réponse :
Se détendre : se faire masser, écouter une musique relaxante, prendre un bain d’eau chaude (pas trop non plus), s’offrir un soin visage, aller cher le coiffeur, … sont autant de choses qui contribueront certainement à détendre le col de l’utérus.
Rire : c’est le moment de regarder une bonne comédie, des vidéos drôles, lire des blagues, … Le rire libère l’ocytocine qui aide à déclencher les contractions.
Marcher : le fait d’être fréquemment debout/la gravité permet à la tête du bébé de stimuler le col de l’utérus. La marche contribue encore plus à solliciter le col de l’utérus.
Bouger (en faisant attention évidemment) : l’idée est par exemple de faire du repassage, le ménage (sans se mettre en danger comme en montant sur une chaise pour faire la poussière), … pour stimuler le col de l’utérus.
S’accroupir et se mettre à 4 pattes : toujours pour stimuler le col de l’utérus.
Monter et descendre les escaliers : ça exerce une pression sur le col de l’utérus.
Danser : le fait de balancer les hanches et de se pencher en avant peut aider l’utérus à pousser bébé vers le col; attention quand même à ne pas vous froisser des muscles 😉
Gonfler des ballons à la bouche : ça contracte l’estomac et influence le début du travail.
Utiliser un grand ballon de grossesse : pour faire des bonds dessus, écarter les jambes autour, faire des cercles de gauche à droite ou de droite à gauche.
Manger des dattes : cela stimule production de prostaglandines et d’ocytocine qui déclenchent les contractions du « vrai » travail. L’Université des Sciences et Technologies de Jordanie a mené une étude qui se conclu par le fait que consommer des dattes au cours des 4 semaines précédant le travail a considérablement réduit le besoin de déclenchement et l’injection d’ocytocine. Aussi,  » la consommation de dattes à la fin de la grossesse influence positivement le résultat du travail et de l’accouchement sans effet négatif sur la mère et l’enfant. »
Boire des infusions de feuilles de framboisiers :  qui semble être une bonne habitude à prendre tout au long de la grossesse et même après (pour retrouver son ventre plat,la tonicité du périnée, stimuler la lactation,…). Une étude parue en 2001 dans le scientifique Journal of Midwifery and Women’s Health a fait état des femmes qui avaient régulièrement bu des infusions de feuilles de framboisier et pour qui le travail avait été moins long et avait eu moins recours à l’usage des forceps que les autres.Plus tôt, en 1999, une étude australienne montrait que les femmes qui avaient consommé cette infusion avaient moins eu besoin de la césarienne ou de la ventouse, comparé à la moyenne.
Faire pipi régulièrement : quand la vessie est trop pleine, le travail est ralenti car cela gêne l’engagement de la tête de bébé.
Stimuler les mamelons : cela permet de libérer de l’ocytocine. Certaines femmes utilisent même un tire-lait.
Faire l’amour : le sperme contient des prostaglandines. Donc, si après un rapport sexuel la femme ne prend pas de douche et garde le liquide séminal pendant au moins 2h, le travail est souvent déclenché. Aussi, si la femme a un orgasme, l’ocytocine est alors libérée en grande quantité : ce qui aide aussi à faire débuter le travail. Sachez enfin que contrairement à des idées parfois reçues, la pratique de rapports sexuels (si les positions ne relèvent pas d’acrobaties incroyables) n’est pas néfaste pour le bébé et peut même lui être bénéfique vu les hormones sécrétées lors du plaisir.
Pour conclure :
1 – Rester en position debout,
2 – Prendre une position qui stimule le col de l’utérus
3 – Influencer la sécrétion d’ocytocine et de prostaglandines
Sont 3 éléments qui permettent bien souvent de voir le travail démarrer.
D’ailleurs, à la maternité, on invite bien souvent les femmes à marcher et le déclenchement consiste généralement soit à appliquer un gel de prostaglandines au niveau du col de l’utérus soit à injecter l’hormone de synthèse d’ocytocine (et des fois à faire les 3).
À savoir : Si le bébé tarde à venir et que vous dépassiez le terme, on vous proposera certainement des visites régulières à la maternité : le jour de la date présumée d’accouchement (DPA) puis tous les 2 jours jusqu’à ce que les professionnels de santé estiment qu’il est temps de faire naître le bébé (si par exemple le liquide amniotique n’est plus suffisant ou encore que le placenta ne joue lus son rôle). Certaines maternité attendent jusqu’à 10 jours après la DPA pour faire naître le bébé donc pas de stress, les DPA ne sont que des estimations et les erreurs de calculs peuvent exister. Sachez quand même que durant les dernières semaines de grossesse le bébé prend 100g par semaine car il fait des réserves pour tenir le coup les premières semaines de vie. Le passage par voie basse peut donc être compliqué.
Il n’y a rien de dramatique à vivre le déclenchement à l’hôpital, l’essentiel étant en principe que le bébé se porte bien. Une fois dans vos bras, quelque soit l’attente et les techniques utilisées (naturelles ou médicales), elle sera certainement dissipée par le fait de tenir votre bébé dans les bras: le temps s’arrêtera probablement pour vous.
Et vous ? Connaissez-vous d’autres méthodes pour accélérer l’accouchement ?

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Suzannie COURRIEU © 2021. Tous droits réservés.