Le développement de la motricité permet à un enfant d’acquérir l’équilibre, la coordination et d’utiliser ses  muscles pour pouvoir s’asseoir, ramper, marcher, courir, etc.  Voici donc quelques pistes en mesure de vous informer sur ce sujet.
Comment favoriser la motricité d’un bébé ?
Choisir des habits qui ne vont pas être un obstacle à sa motricité : les pantalons trop serrés, les robes qui bloquent les genoux, des habits trop petits ou au contraire trop grands, les salopettes… tout cela peut impacter la motricité du bébé et devenir un frein.
Sécuriser l’environnement où se trouve le bébé : pour ne pas « enfermer » un bébé dans un transat, un parc, etc. il est certainement possible d’aménager une pièce ou une partie d’une pièce (exemple : la chambre du bébé) de sorte que le bébé puisse se tourner, s’asseoir, ramper, marcher à 4 pattes de façon assez libre.
Porter le bébé : souvent, les bébés sont « bloqués » dans des endroits parce que la personne qui s’en occupe souhaite vaquer librement à ses occupations : faire à manger, repasser, nettoyer la maison, etc. Il est tout à fait possible de porter son bébé (avec une écharpe de portage ou un pagne par exemple) dès son plus jeune âge contre soi et dès qu’il tient seul sa tête au dos. Les bébés apprécient souvent de voir les personnes cuisiner, étendre le linge, etc. Si on peut avoir le sentiment que le bébé est moins libre en étant porté qu’en étant dans un parc par exemple, on s’aperçoit vite que le portage permet au bébé d’explorer davantage le monde et de voir des choses qu’il ne verrait pas autrement.
Ne pas lui tenir la main : contrairement à ce qu’on peut penser, le fait de tenir la main des bébés altère leur équilibre. Lorsqu’on tient les deux mains des bébés par le haut en se plaçant derrière eux, cela accroît la difficulté pour eux d’être à l’équilibre et lorsqu’on leur tient juste une main en étant à côté d’eux, cela leur créé un déséquilibre. Le plus simple est donc de rester proche éventuellement pour prévenir de rattraper en cas de chute et de laisser le bébé.
Quels sont les achats qui ne favorisent pas toujours la motricité ?
Le trotteur ou Youpala : interdit à la vente dans de nombreux pays (ex : le Canada) et déconseillé par grands nombre de professionnels de la Petite Enfance, cet objet est peu recommandé. Il entraîne souvent des blessures graves : des chutes suite à des basculements, des traumatismes crâniens, des hématomes parce que le bébé se cogne, …. Les bébés qui sont mis dans un trotteur n’ont pas toujours des réflexes de protection et vont parfois jusqu’à prendre de la vitesse risquant ainsi des chocs en mesure de provoquer des lésions cérébrales comparables à celles que l’on trouve sur des bébés victimes du syndrome du bébé secoué. Si le bébé ne marche pas seul c’est bien souvent que son corps n’est pas encore prêt ; il faut donc respecter son rythme et ne pas vouloir absolument le mettre debout alors qu’il ne peut le faire seul. La marche forcée peut avoir des conséquences principalement sur le dos et les hanches. En plus,  certaines études informent que le trotteur  cause d’un retard à la marche alors qu’on pense habituellement qu’il en accélère l’acquisition.
Le parc : mettre un enfant dans le parc c’est parfois l’empêcher de d’explorer pleinement l’environnement qui l’entoure. En effet, il va très vite se retrouver confronter à des barreaux qui vont le confiner dans un endroit. Certaines personnes affirment parfois que le parc contribue à aider un bébé à se mettre debout. Cependant, la motricité s’acquiert par la maîtrise de différentes postures qui vont permettre d’avoir un bon équilibre. Apprendre à se mettre debout en tenant les barreaux d’un parc revient à sauter des étapes « naturelles » et nécessaires (s’accroupir, se mettre à 4 pattes, s’appuyer sur ses pieds etc.). Même si le parc peut permettre d’assurer une sécurité, laisser un enfant découvrir les tables, les chaises, le salon, etc. c’est l’accompagner vers une autonomie qui lui sera utile dans son développement. Le parc qui exclut bien souvent le bébé de la vie de la maison n’est donc pas à préconiser pour favoriser sa motricité. Enfin, le parc est utilisé par grand nombre de parents pour surprotéger leur enfant. Or, sans pour autant mettre son enfant en situation difficile (le laisser avoir un trauma crânien), permettre à un enfant de réaliser lui-même qu’il y a des « dangers » dans la maison : qu’il peut se cogner, se faire mal, se blesser, …, c’est lui apprendre à faire attention.
C’est souvent dans cette optique que certains parents proposent un lit au sol à leur bébé. Cela est possible dès les premières semaines de vie et l’idée étant de permettre à leur enfant d’être autonome concernant le sommeil. Pour notre princesse, nous avons décidé de la mettre dans un lit à barreau ayant plusieurs hauteurs pour notre confort à nous en tant que parents (cela nous évite de nous « casser le dos ») mais aussi du sien puisque les enfants sont des éponges à émotions et ce n’aurait pas été très agréable de lui communiquer notre stress de la voir rouler du matelas au sol vers le sol. Par contre, nous avons installé dans sa chambre un grand tapis et créée un coin cocooning (avec son petit tipi et tout et tout) où elle peut aussi s’endormir après avoir joué. Comme elle a elle même trouvé son rythme de sommeil et qu’elle est autonome au niveau du coucher (quand elle a sommeil elle s’endort sans difficultés), ce fonctionnement (lit/tapis au sol) nous convient parfaitement. Il est donc possible d’adapter les préconisations en matière du développement de la motricité à votre personnalité et celle de votre bébé.
Le transat ou la balancelle : utilisé parfois pour de courtes de périodes (le temps d’une douche, pour aider le bébé à digérer, pour lui donner à manger etc.), le transat peut être pleinement utile à beaucoup de parents. Toutefois, bloquer un enfant dans une position où il ne peut en sortir seul n’est pas recommandé si l’on souhaite voir développer sa motricité.
Les chaussures : plusieurs professionnels de santé recommandent de laisser les bébés à l’air libre sans leur mettre de chaussures. En effet, pour apprendre à marcher, les bébés ont besoin de sentir les appuis au sol. Ainsi, pour développer leur équilibre et leur stabilité, il est recommandé de laisser les bébés pieds-nus. Toutefois, ne pas mettre les chaussure a du sens lorsque l’environnement est propice : un revêtement au sol qui ne soit pas froid (comme un carrelage très glacé) ou encore dangereux (des graviers). Les chaussures avant 3/4 ans relèvent principalement du marketing, de l’esthétique mais pas forcément d’un bénéfice en santé.
Quels sont les achats à privilégier pour favoriser la motricité ?
Un tapis/une couverture au sol : qui permet au bébé de se mouvoir comme il le souhaite,
Des vêtements/tenus souples, confortables et adaptés : des pantalons avec des élastiques plutôt qu’avec fermeture et boutons, une culotte et tee-shirt plutôt qu’un body lorsque le bébé apprend la propreté, des hauts simples plutôt que des chemises à boutons, des chaussures sans lacets pour permettre à l’enfant de les enlever et les mettre seul.
Il est recommandé d’ éviter parfois ce qui comprime le ventre, les sweats à capuche (pour les bébés qui ne se tiennent pas encore debout) car ça gêne les bébés quand ils sont couchés, les jeans dont la rigidité empêche d’être libre dans les mouvements, les chaussons rigides (pour les bébés qui ne se tiennent pas encore debout), les manteaux trop raides qui empêchent les bébés de bouger, les jupes/robes qui empêchent le bébé de plier ses genoux ou qui freinent sa marche à 4 pattes, les salopettes, ….
Mieux vaut privilégier les joggings, les jolis bodies, les beaux pyjamas, etc. surtout quand le bébé joue. Entre les cadeaux des proches et le diktat de la mode, cela peut être compliqué de privilégier le confort de son bébé. C’est donc à chaque parent de savoir ce qu’il souhaite et trouver un équilibre pour le bien-être de leur enfant.
Pour conclure :
Laisser son bébé se mouvoir librement ne signifie pas pour autant le mettre en danger, ne pas le surveiller, le laisser se blesser etc. Le parent peut être un accompagnateur vers l’autonomie de son enfant. Souvent, pour aider son enfant à développer sa motricité, cela demande simplement de faire preuve de bon sens, de se mettre à sa place et de lui proposer des objets qu’il voudra naturellement atteindre.
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Suzannie COURRIEU © 2021. Tous droits réservés.